Presse

Concert – Au Grillen – Colmar

Tradition ouverte

Mélange improbable, mais solide, d’influences lointaines et de terroirs musicaux alsaciens, Waldteïfel est venu proposer au Grillen colmarien, invité par l’association Lézard, une chanson traditionnelle un peu ; conventionnelle, pas du tout.

Waldteïfel : un drôle de petit diable au Grillen.  PHOTO DNA-C. Schneider

Waldteïfel : un drôle de petit diable au Grillen. PHOTO DNA-C. Schneider

Ce sont tous des multi-instrumentistes. Mais bien au-delà de l’idée que l’on se fait généralement de la musique folk, ici plus généralement alsacienne, les membres de Waldteïfel inscrivent celle-ci dans un espace bien plus large, autant géographiquement que temporellement.

L’identité alsacienne ne se borne pas là entre Vosges et Rhin, mais vagabonde de l’Afrique du Nord au Proche-Orient, avec quelques incursions également dans un passé médiéval. Comme si des ménestrels emmenaient leur musique sur les routes lointaines et l’enrichissaient, au fur et à mesure de leurs pérégrinations, des cultures croisées en chemin. Le chant est généralement alsacien ou allemand, les vocalises orientales.

Une volonté de métissage

Les percussions (Pol Small entre autres) sont souvent orientales (hormis cette bouillotte métallique détournée de sa fonction initiale), les instruments vont de la clarinette à la cornemuse (toutes deux maîtrisées par Didier Christen) ou au violon, en passant par la mandoline, le bouzouki (Tom Freudenreich joue des trois), la vielle ou l’accordéon (Fabrice Kieffer assure ces deux-là).

Wasserkrug , qui ouvre le set, est marquée par cette volonté de métissage, d’élargissement des possibles musicaux. Une gigue par ici ; un scottish, une valse par là aussi, mêlant encore plus étroitement les styles. Diane Bucciali au chant est la Dame Blanche de la légende, la nymphe qui annonce la possibilité d’un monde musical nouveau.

Concert des Waldteifel – Obermorschwihr
Les Diables de la Forêt ont enchanté leur public

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Déroutants, parfois dissonants, les Waldteilfel, comprenez les Diables de la Forêt, ont agréablement surpris un public nombreux venu samedi soir assister à leur concert, à l’abbaye de Marbach. Avec la fougue de leur jeunesse, ils piétinent avec bonheur les a priori en cherchant à dépoussiérer, à s’approprier des petits trésors du répertoire populaire alsacien. Grâce à la multitude d’influences et de cultures qui réunit Xavière Fertin, Diane Bucciali, Tom Freudenreich et Fabrice Kieffer, une nouvelle musique alsacienne est née. Avec de forts accents celtiques, le groupe a encore de beaux jours devant lui. En racontant les histoires collectées par leurs aînés, en les teintant de touches contemporaines tout en préservant les mélodies d’origine, les quatre musiciens prouvent que les Alsaciens et non-Alsaciens peuvent retrouver dans ces musiques une âme, une couleur. Des applaudissements nourris les ont récompensés dans leur recherche d’un renouveau de la musique alsacienne.

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Hoerdt Artistes au presbytère – Hoerdt
Wàldteïfel en concert

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Vendredi dernier, à l’espace Heyler, Roland Engel et Les artistes au presbytère avaient convié les « Waldteïfel », groupe de quatre musiciens pour une soirée consacrée à la découverte de la musique traditionnelle alsacienne.

Il s’agissait d’une promenade hors des sentiers traditionnels parcourus par les fanfares et autres harmonies.

Et dès le premier morceau, Fabrice Kieffer (accordéon et vielle à roue), Diane Bucciali (chants et percussions), Xavière Fertin, l’Angevine (clarinettes), et Tom Freudenreich (violon, bouzouki et mandoline) ont conduit le public (une quarantaine de déserteurs du Mondial du football) dans une vaste opération de dépoussiérage du vieux répertoire populaire d’Alsace.

Avec des morceaux finalement peu connus, revisités par le groupe avec des adaptations instrumentales frisant la perfection, même lorsqu’elles semblaient surprenantes. « Es war a Maïdele » (il était une fille) narrait les tribulations d’une jeune fille en quête de mari. Le choix entre un berger et un homme du commerce sera cornélien. Les instruments viendront l’un après l’autre proposer leur aide. Le violon de Tom et la clarinette de Xavière vogueront sur l’onde musicale de la vielle maniée par Fabrice, la voix de Diane, tantôt douce, tantôt stridente comme le diamant égratignant le marbre, se posera avec délicatesse sur les phrasés en langue alsacienne. Le diable s’en mêlera et l’histoire d’amour aura un épilogue dramatique. Juste après, Pavane, une pièce « à danser » aux allures d’une bourrée venue du Moyen-Âge, qui a vu un couple de jeunes effectuer quelques pas dans le fond du foyer.

Autre moment fort dans le concert, « Wasser Krug », l’histoire de la jeune servante qui, troublée par le regard d’un beau jeune homme, laisse tomber sa cruche. La mégère de patronne s’obstinera à vouloir punir la coupable. Alors Diane et Fabrice dans un beau duo vocal révéleront, avec la complicité de Xavière et d’un exceptionnel solo de clarinette basse, les escapades de la patronne avec son garçon d’écurie. Il n’y aura pas de punition pour la servante. En fin de concert, l’humour s’invitera avec une polka aux allures d’incantation « Ich such a Mann » (Je cherche un homme). Composée par Tom et chantée par les deux filles du groupe armées du violon de Satan (une « waschbretsch » montée sur pieds). Le public a apprécié. Et les chansons alsaciennes anciennes ont subi un véritable bain de jouvence. L’opération de dépoussiérage a été une grande réussite.

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Obermorschwihr Marbach festival culturel – Obermorschwihr
Wàldteïfel en concert

wàldteïfel

Samedi 16 août 20 h 30, Wàldteïfel sera en concert à l’abbaye de Marbach.
Quatre musiciens, quatre horizons, quatre parcours. Alsaciens, mais pas seulement, parcourus de frissons venus d’ailleurs, les Wàldteïfel cherchent à dépoussiérer, à s’approprier les petits trésors du répertoire populaire d’Alsace, pour leur donner une nouvelle robe, une nouvelle vie, tissée par la multitude d’influences et de cultures qui traverse chacun de nous.
Wàldteïfel est un groupe né de l’idée que la musique alsacienne a encore de beaux jours devant elle et qu’il est urgent de faire écouter aux Alsaciens et non-Alsaciens qui les ignorent ces mélodies qui peuvent retrouver une âme, une couleur.
En racontant les histoires collectées par leurs aînés, en les teintant de touches contemporaines tout en préservant les mélodies d’origine, Xavière Fertin, Diane Bucciali, Tom Freudenreich et Fabrice Kieffer s’amusent à redécouvrir et partager ces airs anciens.
Entrée libre – Plateau au profit des artistes http://marbach-culture.fr.gd Contact : 06 07 35 70 52 ou 06 15 10 06 71

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